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Atelier boutures avec les Jardiniers complices

Atelier boutures avec les Jardiniers complices

Les Jardiniers Complices se retrouvent dimanche prochain à la Chapelle St-Roch pour un atelier boutures.

Dimanche 29 août

Chapelle St-Roch, rue de l'Ecole Moderne

de  14h30 à 17h30

Il y a quelques chose de fabuleux à voir une toute nouvelle plante émerger d'un simple bout de rameau. Un peu de soin, une certaine patience, et la magie opère! Nous voilà à la tête d'une petite forêt de plants prometteurs de merveille. Attention : procédé hautement addictif! Précautions nécessaires si vous voulez éviter l'impossible casse-tête dénommé "où diable caser une énième mini-serre sur les étagères et appuis de fenêtre déjà surchargés?"

 

Si chaque période de l'année permet différents types de boutures, septembre voit la fin des boutures aoûtées à l'étouffée. Une technique très adaptée aux arbustes comme les hortensias, rosiers, sureaux, fuchsias, forsythias, jasmin étoilé, chèvrefeuilles, fusains, bignones, giroflés... ainsi que la plupart des aromatiques comme les romarins, thyms, sauges, verveines, estragons. Et n'oublions pas les nombreux petits fruits : cassis, casseiller, groseilliers, kiwi, kiwaï, goji, etc. Quant aux menthes, basilics, mélisse, persicaire odorante, gros thym des Antilles, elles se bouturent encore plus simplement dans un verre d'eau en prélevant les extrémités des branches.

Les mêmes traitements s'appliquent à beaucoup de plantes d'intérieur et aussi aux plantes "de balcon". Pour peu qu'on ait la place de les hiverner hors gel, c'est un jeu d'enfant de multiplier pelargoniums, anthémis, surfinias, verveines, etc.

Enfin, il reste quelques cas particuliers de boutures bon à connaître : les boutures de rosette (c'est le cas bien connu de la phalangère ou des fraisiers mais aussi des heuchères) et les boutures de feuilles (pour les sédums ou les bégonias à grandes feuilles)

Matériel et matériaux à prévoir

  • un sécateur bien aiguisé
  • des pousses  fraîchement coupées des plantes qu'on souhaite multiplier (voir détails plus bas)
  • des pots et des bouteilles en plastique. On peut aussi utiliser une mini-serre, des bocaux en verre ou des sachets en plastique
  • du terreau

Pour la plupart des boutures, des pousses non fleuries comportant 2 ou 3 paires de feuilles suffisent. Pour les arbustes, il faut veiller à bien choisir une pousse dont la base se lignifie et qui est donc plus rigide que l'extrémité des rameaux. Pour les plantes non-ligneuses, n'importe quelle tige sans fleurs fait l'affaire.

Lorsqu'on a affaire à une plante qui racine moins facilement, il faut parfois préférer les boutures à talon ou à crossette. Dans ce cas, il faut prélever une branche comportant des rameaux latéraux qui deviendront les futures boutures. Dans le cas d'une bouture à talon, on arrache la base de l'écorce sur le rameau principale, pour la crossette, on en coupe une section (cela fait moins barbare). Une petite illustration de l'idée générale :

Cela concerne les arbustes à feuillage persistant comme les cistes, les céanothes ou les escallonia. La bouture à crossette est aussi fortement recommandée pour les rosiers.

Précautions générales

Toujours désinfecter son sécateur avant une coupe. C'est le meilleur moyen pour éviter de transférer des maladies d'une plante à l'autre.

Ne pas prélever de boutures sur une plante malade. La maladie serait multipliée avec la bouture. C'est particulièrement le cas avec les rosiers...

Les pousses prélevées doivent être fraîches. Si nécessaire, on peut les conserver une nuit dans l'eau ou en les emballant dans du papier journal mouillé puis dans un sachet en plastique. Une seule exception, les plantes grasses, dont la reprise est meilleur si on permet à la coupe de sécher quelques heures à l'air avant d'être replantée.

 

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