2 Mai 2020

On le sait, la crise sanitaire que nous vivons est un drame, tant d’un point de vue sanitaire que social et économique. Certains vont y laisser la vie, d’autres perdre un proche, certains vont voir leur santé affectée, parfois durablement, une partie d’entre nous va perdre son travail, avoir des difficultés financières, certains, que la profession appelle sur le front, vont finir sur les genoux, des difficultés relationnelles vont être exacerbées par le confinement,… Et de sérieux défis sociaux et économiques nous attendent. C’est indiscutable et mon intention n’est pas du tout de sous-estimer ces réalités. Au-delà de cela, certains des ébranlements que ce petit virus couronné nous inflige nous ont secoué dans le bon sens et il serait bien d’en garder quelque chose lorsque les mesures de confinement se lèveront. Cette réflexion m’a donné l’envie de prendre la plume pour écrire une lettre. Une lettre que je m’écrirais à moi-même, à ouvrir dans quelques mois, une fois la pandémie passée. Une lettre dans laquelle je passerais en revue ce que j’ai trouvé de positif dans la crise, ce que j’ai découvert et ai envie de garder, de ne pas oublier.
J’ai fait l’exercice ci-dessous.
Et vous ? Qui se lance ?
Bonjour,
Comment vas-tu ?
Nous sommes le jeudi 30 avril 2020. Je t’écris cette lettre aujourd’hui, 44ème jour de confinement parce que j’ai envie de garder une trace de ce moment et des grandes résolutions que je crois prendre en ce temps un peu suspendu où on a l’impression que l’on pourra, après, tout redémarrer d’une page blanche.
Je n’ai aucune idée la façon dont les choses peuvent se passer au moment où tu me lis. Le boulot ? La vie des gens ? Est-ce que les choses ont repris leur cours à l’identique à ce qu’elles étaient avant le début de la crise ? Que consomme-t-on ? Est-ce qu’on trouve encore de tout ? Et le coût de la vie ? Comment vont nos producteurs ? Est-ce qu’il y a encore autant de choses qui viennent de Chine, D’Inde, du Pakistan,… ? Est-ce que les gens font un peu plus attention à la façon dont ce qu’ils consomment est produit ? Ont-ils les moyens de le faire ? Et les voyages ? Y-a-t-il à nouveau une nuée d’avions dans le ciel ? Est-ce que les séjours lointains ont toujours la côte ? Est-ce qu’on voit des prémices de relocalisation de productions ?
Au cœur du confinement, voici la liste des choses que j’ai découvertes ou appréciées durant cette période et que j’aimerais conserver, en vrac :
Bisous réels (je suppose que maintenant on peut!)
